Matérialismes méthodologiques

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Le matérialisme méthodologique est a priori un postulat de travail scientifique.

La mesure a priori ou l'impossible effacement de la transcendance[modifier | modifier le wikicode]

De la méthodologie matérialiste et la persistance de la métaphysique[modifier | modifier le wikicode]

Le matérialisme à l'assaut de l'inconnaissable[modifier | modifier le wikicode]

Pour les Philosophes matérialistes, le matérialisme méthodologie permet d'éliminer dans l'étude de la nature tout ce qui est en dehors d'elle, c'est à dire les conceptions spiritualistes qui se basent sur une entité fictive soit de l'inconnaissable.

Ainsi le savoir se constitue selon ce point de vue à partir de l’observation ou de l’expérimentation du réel.

Les méthodes réalistes se basent sur l'empirisme, c'est à dire sur la mesure a priori des choses. Elle en devient une raison pure.

Conscience scientifique[modifier | modifier le wikicode]

De nombreux auteurs ne veulent pas se débarrasser de leur métaphysique. C'est le cas de Claude-Adrien Helvétius (sensualiste), René Descartes (dualiste), Auguste Comte (positiviste), Thomas Henry Huxley (agnostique) entre autres.

Cependant, dans leur propre domaine d’étude, ces savants utilisent une méthodologie matérialiste quand bien même ils ne sont pas matérialistes dans leur conception de l’Origine du monde (nature et société).

C’est le plus souvent le caractère métaphysique et idéologique de leurs pensées qui est mis en avant et non le caractère scientifique de la méthode. Par ailleurs Friedrich Engels, dans l’introduction anglaise de Socialisme utopique et socialisme scientifique, écrit que l’agnosticisme est un matérialisme « honteux »[1], c’est-à-dire que l’agnostique comme Thomas Huxley[2] a honte de son matérialisme et rejette ainsi moralement le matérialisme[3] ; d'autre part, pour le lecteur anglais de la fin du XIXe : « Agnosticisme serait tolérable, mais matérialisme est absolument inadmissible »[4]

Les scientifiques en général font une abstinence métaphysique dans la démarche scientifique. 

Persistance[modifier | modifier le wikicode]

Cependant  leurs philosophies réapparaissent dans leur conclusion. C'est le cas chez :

  • les membres et ex-membres de l'Université interdisciplinaire de Paris qui intègrent de force les résultats de leurs études dans le cadre de leur métaphysique ;
  • les pragmatiques intègrent de forces les résultats de leurs études d'éprouvette dans un cadre idéologique ;
  • les néo-sceptiques comme les zététiciens qui conduisent à un dénie du doute scientifique par la « pratique fondée sur les faits ».
  • ... etc.

L'attitude pragmatique est un comportement proche de celle de la nature. Par exemple dans le monde animal lorsque le paon fait le beau devant sa belle, cette dernière ne le choisi pas parce qu'il est le plus beau mais parce que les couleurs écarlates du plumage de mâle est un signe de bonne santé et donc une forte potentialité de procréer des progénitures en bonne santé contrairement à un mâle au plumage plus terne. Dans la nature c'est la sélection sexuelle tandis que chez l'humain c'est la sélection par la lutte des positions sociales, la lutte du pouvoir :

En outre, si les gens recherchent, le pouvoir, ce n'est pas pour le pouvoir en soi, mais pour les avantages matériels que leur position et leur influence pourraient leur procurer.[5]

Alexandre Zinoviev nomme sphère communaliste ou sphère communautariste, la sphère sociologique où ces phénomènes se génèrent et s'entretiennent d'eux mêmes. Ces phénomènes que l'on a qualifié jusque là de pragmatique sont des phénomènes dits communaliste.

La pensée pragmatique est défini par Karl Marx et Alexandre Zinoviev comme une pensée petite-bourgeoise. Voici quelques points qui caractérisent une pensée petite-bourgeoise issus de Le Communisme comme Réalite d'Alexandre Zinoviev :

Le pragmatisme aussi bien philosophique que comportemental se retrouve de façon globale, et donc aussi en science, dans toutes les cellules sociales de la sphère globale des sociétés du communisme post-féodales comme l'ex-URSS ou encore la Chine. Cependant, dans le domaine scientifique dont les marxistes soviétiques restent dans un cadre positiviste où comme chez Auguste Comte sous la phraséologie religieuse ou idéologique on y retrouve la science et la pensée matérialiste.

Dans les sociétés féodales et occidentalistes, les attitudes pragmatique et la pensée pragmatique se retrouvent dans la sphère du pouvoir (sphère communaliste de pouvoir), c'est à dire dans les administrations d'autant plus qu'elles sont grandes et s'éloignent des milieux de productions (sphère professionnelle) et des services (sphère communaliste de service). Depuis après la second guerre mondiale, en France, l'administration d'Etat est allé au service du public et non plus au service d'une classe dominante comme précedemment dans l'histoire. Bien que dans ces milieux de service, milieu proche du public, on y retrouve des attitudes pragmatiques comme la fainéantise, que "les chialeurs du payer trop d'impôts" comme les libéraux et les médisants de la fonction public ne manquent de pointer du doigt, globalement ce sont les phénomènes communalistes de services qui prédominent. Ainsi, aujourd'hui, c'est dans la stricte sphère de pouvoir (propriété privé / les administrations en général) bien que restreinte vis à vis de la société globale où l'on observe les mêmes phénomènes sociologiques qui sont générés dans la société globale des pays communistes post-féodaux. Dans les milieux de pouvoir, c'est la lutte pour les positions sociales qui prédominent.

Dans nos sociétés occidentistes, les sphères communalistes de pouvoir n'englobent pas la totalité de la société comme dans un pays communiste post-féodale. Les plus hautes hiérarchies de cette sphère imposent leur ordre et leur vision du monde au reste de la société, c'est à dire à la sphère de services indépendantes de l'ordre et à la sphère profesionnelle qui forment pourtant les phénomènes sociologiques qui dominent la société globale.

Or, toutes sphères communalistes de pouvoir génèrent l'idéologie. 

Contrairement aux pays communistes post-féodaux où l'immenisté de la démographie et du territoire limitent le pouvoir venant du haut, dans les pays occidentistes, il n'y a apriori aucune limite aux ordres du haut. Il est plus donc facile de faire croire à un occidental à l'idéologie occidentiste (démocratie, liberté, pluralisme...) que de faire croire à un soviétique à l'idéologie communiste post-féodal dans son pays. C'est ce que semble mettre en avant une blague de la société post-soviétique :

« Les communistes nous mentaient toujours, sauf lorsqu’ils affirmaient que le capitalisme … c’est encore pire. »

Encore aujourd'hui ce pire est nié par la puissante occidentiste bien que les individus des milieux productifs et des milieux de services s'en rendent compte dans la vie de tous les jours. Mais, de part la diffusion médiatique de l'avenir radieux du capitalisme et plus largement de l'occidentisme qui veut être le modèle sociale parfait pour toute l'humanité, en tout temps, en tout lieu, les moults dénonciations sur les conséquenses écologiques et sociologiques du système occidentiste passe inaperçu par la majorité de la masse populaire. Elles sont aussi niés par l'idéologie hégémonique. Ces dénociations n'ont aucun effet sur la population. Et souvent la poplaution se retourne contre ceux qui montrent ce pire.

Ainsi, en pays occidentiste, la sphère de pouvoir bien que restreinte est très puissante et hégémonique vis à vis de la société globale. Elle contraint ainsi les autres sphères de la société. Cependant, cette pression formée entre la sphère communaliste de pouvoir restreinte et la sphère professionnelle dominante gérèrent des luttes dites luttes des classes.

... A suivre

elles sont   les empiristes ou des penseurs évolutionnistes (matérialistes ou non) comme ceux de la sociobiologie, du néodarwinisme, de l'économie néolibérale, et des historiens en liens avec la fondation Hoover entre autres

Bien qu'opposé, spiritualistes et évolutionnistes nient, rejettent et condamnent les mouvements dialectiques de l'objet de leurs études. Pourtant,

Les phénomènes étudiés hurlent littéralement qu'ils ont lieu non pas en vertu de préceptes politiques, mais selon des lois objectives que l'on qualifiait naguère de dialectiques. On y trouve la lutte des contraires, la division de l'uni et la polarisation des parties, la transformation de phénomène en leur opposé et leur retour, à un nouveau niveau, à leur état ("négation de la négation"), le passage de changements quantitatifs en qualitatifs, etc. Mais les chercheurs, craignant qu'on ne leur reproche de la vénération pour la dialectique font tout ce qu'ils peuvent pour ne pas la remarquer dans leurs objets d'étude. À la place, ils pondent des platitudes saturées de classifications et de définitions "bureaucratiques"[6] (Alexandre Zinoviev).

Il y a en effet un rejet des méthodes scientifiques de type historique (Darwin, Marx, Wegener, SJ Gould, Alexandre Zinoviev) qui sont qualifiées de mineur, voire même niées, vis à vis des méthodes scientifiques de type laboratoire (observation, empirisme). Or, ces dernières valident ou affinent, à un moment ou à un autre, les résultats des méthodes scientifiques historiques issues par abstration ou méthode du passage de l'abstrait au concret.

méthode objective : le passage de l'abstrait au concret[modifier | modifier le wikicode]

...


L’erreur qui est ainsi évitée est de plaquer un système logique sur la réalité au risque de faire rentrer celle-ci de force dans le moule forgé par l’esprit[7]. La science est une activité essentiellement humaine, non l’accumulation mécanique, automatique d’informations objectives qui conduirait, grâce aux lois de la Logique, à des conclusions inévitables[8]. Par conséquent, les nouvelles connaissances de l’objet d’étude ne viennent pas directement de l’observation ni de l’expérience (l’empirisme), mais des jugements logiques dans le cadre d'une théorie donnée ou nouvellement développée[9].


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Argument repris par Lénine dans Matérialisme et empiriocriticisme :
  2. Note de l’introduction d’Engels du Socialisme utopique et socialisme scientifique par Paul Lafargue :
  3. Engels, introduction de Socialisme utopique et socialisme scientifique :
  4. Engel, Socialisme utopique et socialisme scientifique, édition UQAC, p.15 en ligne (pdf)
  5. Alexandre Zinoviev, 1984 et 1984, in Science Fiction - Politique, éd Denoël, tome 2, p42
  6. Alexandre Zinoviev, L'Occidentisme - essai sur le triomphe d'une idéologie, éd. Plon, 1996, partie L'idéologie, chap. Antidialectisme de l'idéologie de l'occidentisme, p. 208
  7. Charbonnat|, 2007,p.399.
  8. Stephen Jay Gould, Darwinet les grandes énigmes de la vie (1977), Paris, Seuil, coll.Points / Sciences, 2001, chap.20, p.173.
  9. Alexandre Zinoviev, Foundations of the logical theory of scientific knowledge (Complex Logic), Reidel Publishing Company, 1973, partie « Editorial introduction », p.VIII  (citation de la partie « Logical and Physical implication » in Problems of the Logic of Scientific Knowledge, 1964, p. 91).