Extrême droite en Europe

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L'extrême droite en Europe est dans l'ensemble en progression rapide et inquiétante.

Contexte[modifier | modifier le wikicode]

Les partis d’extrême droite profitent de la dégradation sociale depuis des décennies, qui s'accélère depuis la crise de 2007-2010. Ils désignent souvent comme coupables des catégories qui sont parmi les premières victimes du système (immigrés, jeunes des banlieues pauvres...). Ils y ajoutent souvent une critique de l'Union Européenne, entité supranationale qui affaiblit la souveraineté des Etats. Ils tendent à dénoncer verbalement les grands capitalistes ("la finance"), avec très frequemment des insinuations anti-juifs.

Unité et différences de courants[modifier | modifier le wikicode]

Il existe différentes tendances, au niveau des thèmes défendus mais surtout au niveau de la radicalité. Les rapprochements entre organisations au niveau européen sont un moyen de classement.

Droite extrême et extrême droite[modifier | modifier le wikicode]

La limite est floue entre droite conservatrice et extrême-droite. Beaucoup de leaders de grands partis de droite sont passés par des groupuscules d'extrême-droite, et c'est surtout par un pragmatique électoralisme qu'ils se contentent d'être modérément réactionnaires... Ainsi en France l'UMP abrite beaucoup d'anciens d'Ordre nouveau ou d'Occident, la Droite nationale y constitue un poids grandissant... En Autriche, le FPÖ, parti libéral de droite devient directement à partir de 1986 un parti d'extrême-droite (avec Jörg Haider).

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Les partis larges[modifier | modifier le wikicode]

Certains partis sont dores et déjà dans des coalitions au pouvoir central, ou dans des collectivités territoriales, ou ont de nombreux députés. A l'heure actuelle, ces partis ne sont pas ou plus ouvertement fascistes.

Les souverainistes, traditionnalistes, nationalistes...[modifier | modifier le wikicode]

Certains partis mettent surtout en avant les valeurs traditionnelles et la religion, prônent un frein à l'immigration tout en se défendant d'être racistes, et veulent affirmer plus de souveraineté nationale.

Ce sont par exemple le MPF de Philippe de Villiers la Ligue des familles polonaises, le Parti des Vrais Finlandais, la Ligue du Nord italienne, le UK Independance Party ou le LAOS grec. Cette mouvance s'est unie de 2005 à 2008 dans l'Alliance des démocrates indépendants en Europe, et depuis 2009 dans le Groupe Europe Libertés Démocratie.

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Leur volonté de se démarquer des plus "durs" de l'extrême-droite est patente. Par exemple, Philippe de Villiers tentait de se démarquer de Jean-Marie Le Pen et de ses propos négationnistes en disant « il s'intéresse à la Seconde Guerre mondiale, je m'intéresse à la France ». Par ailleurs, le premier n'a jamais été condamné en justice, ce qui tranche avec un Le Pen habitué des affaires. Autre exemple, le leader du Parti des Vrais Finlandais, Timo Soini, admet utiliser la thématique de l'immigration comme un « sujet qui fait vendre »[1] bien qu'il ne la considère pas comme une grande affaire, et il ajoute à propos du FN qu'il « ne partage pas ses idées ».

Les nostalgiques du fascisme[modifier | modifier le wikicode]

C'est le cas du Front national en France, le Vlaams Belang et le Front national en Belgique, du British National Party, du PVV aux Pays-Bas, ou du Jobbik en Hongrie... Ce sont des partis plus radicaux, qui hésitent moins à tenir des propos racistes, négationnistes, homophobes... et à faire quelques références au fascisme européen du XXème siècle.

Au niveau européen, une première coordination nommé Euronat avait vu le jour en 2005. En 2007, une brève tentative de Groupe "Identité, tradition, souveraineté" a tourné court, lorsque Alessandra Mussolini (petite fille du dictateur), a froissé le Parti de la Grande Roumanie en tenant des propos anti-roumains. Depuis 2009, cette mouvance est regroupée dans l'Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN).

Mais pour les fascistes tenant à une idéologie rigoureuse, ces partis ne sont "pas assez radicaux", car ils font fréquemment des compromis pour co-diriger les institutions bourgeoises. C'est ainsi qu'on a vu Marine le Pen répudier l'AEMN, jugé "trop radicale et pas assez crédible" (notamment pour se distancier du Parti hongrois Jobbik fascisant). Egalement, beaucoup de fascistes reprochent à Gianfranco Fini d'avoir participé au gouvernement Berlusconi en 1994.

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Les néo-fascistes[modifier | modifier le wikicode]

Les groupes se réclamant ouvertement du fascisme européen du XXème siècle sont pour l'instant très minoritaires, mais la crise et les compromissions des formations d'extrême-droite plus larges tendent à les pousser vers l'avant.

On peut notamment citer ceux qui se rassemblent dans le Front national européen (à l'exception du National Front britannique), et qui sont fascinés chacuns par ce que leur histoire nationale a de plus réactionnaire : les royalistes de Renouveau Français, les phalangistes espagnols, les néonazis du NPD, Forza Nuova en Italie, Noua Dreaptă en Roumanie, Narodowe Odrodzenie Polsk en Pologne, Aube Dorée en Grèce... Ces organisations ont en commun le racisme envers les extra-européens, la promotion du christiannisme. Ils sont opposés à l'Union européenne au nom de la défense d'une "Europe des nations".

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Nationalisme pan-européen[modifier | modifier le wikicode]

Il existe un courant qui se distingue des autres en prônant une Europe-Nation (donc une dose de fédéralisme européen), tout en partageant les valeurs habituelles de l'extrême-droite (racisme envers les extra-européens, chrétienté, anti-féminisme...).

Cette mouvance, plus rare, a très peu de chances d'aboutir à une solution politique pour la bourgeoisie, étant donné la montée rapide des tensions intra-européennes. Elle est notamment représentée en France par le Bloc identitaire.

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Thèmes récurrents[modifier | modifier le wikicode]

Points communs[modifier | modifier le wikicode]

Parmi les pseudo-argumentations, on retrouve :

  • "le chômage est causé par l'immigration"
  • "la criminalité est causée par l'immigration"
  • "les musulmans sont incapables de s'intégrer à "notre" Europe/pays chrétien"
  • "les gens sont spirituellement perdus par perte de repères religieux ou traditionnels"
  • "l'Union européenne ("les bureaucrates de Bruxelles") nous impose des décisions contraires à nos intérêts"
  • depuis la fin des années 1990, une critique nationaliste de la mondialisation (antimondialisation)
  • la critique de "la finance" (souvent assimilée à "la juiverie internationale") prend de plus en plus d'importance avec la crise actuelle

En conséquence, ils revendiquent en général :

  • la construction d’une Europe forteresse en fermant les frontières aux non européens
  • la traque des clandestins, sans papiers, nomades (Roms...)
  • l’inégalité des droits, appelée préférence nationale : santé, travail, éducation réservés aux "nationaux", avec des définitions plus ou moins restrictives
  • la suppression du droit du sol lorsqu'il existe (comme en France)
  • promotion des identités, régionales et/ou nationales...
  • revendication de territoires perdus à l’issue des guerres mondiales (Hongrie, Allemagne, Autriche…)
  • des pouvoirs renforcés (utilisation plus facile des armes, immunité accrue...) pour les forces de police
  • un exécutif plus fort (l'oligarchie fasciste n'étant que l'extrême d'un continuum)
  • parfois et de plus en plus la fermeture aux "marchandises chinoises"

En revanche, l'extrême-droite ne parle évidemment presque jamais de classes sociales. Au contraire, elle prétend souder de haut en bas la société contre des "ennemis extérieurs", principalement les immigrés (Arabes en France, Marocains en Espagne, Roms en République tchèque, etc.).

Face au Forum Social Européen, les extrêmes droites n’ont pas les mêmes stratégies : certaines dénoncent comme en France les altermondialistes comme des gauchistes, d’autres comme en Pologne cherchent à infiltrer ATTAC.

Tensions intra-européennes[modifier | modifier le wikicode]

Beaucoup de démocrates bourgeois veulent se rassurer en pensant qu'au moins, la paix et la concorde sont assurés entre pays européens. Pourtant, il existe de nombreux ressentiments, surtout entretenus par l'extrême-droite, mais pas seulement...

En particulier, la crise de la dette dans la zone euro engendre des critiques sur la soit-disant "mauvaise gestion" des autres pays, qui dérape rapidement en discours xénophobes. C'est ainsi qu'en Allemagne, où les bourgeois ont réussi à imposer à leurs travailleurs de profonds reculs sociaux, les politiciens alimentent la haine contre ces "fainéants" de "méditerranéens" / "Européens du Sud". En miroir, on voit ressortir des caricatures d'Allemands en casque à pointe.

En France, Marine Le Pen assimile l'austérité à "l'Europe à la schlague". Hollande affirme qu'ils ne laissera pas l'Allemagne nous "imposer un modèle européen qui n'est pas nécessairement le nôtre". Ironiquement, c'est Montebourg, "sur sa gauche" et surtout plus clairement protectionniste, qui glisse davantage sur le thème de la confrontation nationale : "La question du nationalisme allemand est en train de resurgir à travers la politique à la Bismarck employée par Mme Merkel (...). Ça veut dire qu'elle construit la confrontation pour imposer sa domination". Il ajoute que la volonté de contrôler les budgets au niveau européen, "c'est un diktat allemand".[2]

Progression[modifier | modifier le wikicode]

A la fois l'extrême-droite progresse électoralement, et à la fois elle s’enracine à différents niveaux dans la société. Les préjugés latents dans la population sont installés par l'augmentation de l'insécurité, de fausses déductions au quotidien sur des expériences ou sur les innombrables faits divers... Les discours d'extrême droite viennent aviver et légitimer ces préjugés, faire du racisme et des amalgames étranger=profiteur=délinquant des systèmes... Certaines politiques menées par les gouvernements de droite ou de gauche facilitent la progression des idées de l’extrême droite (criminalisation de la pauvreté, des mendiants, gens du voyage, prostituées, multiplication des centres de rétention pour les sans papiers, politiques sécuritaires). Les médias banalisent aussi les thèmes de l’extrême droite (exemple de l’insécurité en France, en Angleterre). Les extrêmes droites imposent leurs thèmes dans le débat politique. En conséquence, la parole fasciste se libère, le vocabulaire de rejet se normalise, les publications fascistes se diffusent davantage...

France[modifier | modifier le wikicode]

L'extrême-droite française est majoritairement regroupée dans le Front national, qui progresse électoralement depuis sa fondation en 1984. Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen - candidat du Front national - est présent au second tour des élections présidentielles. C'est un choc pour beaucoup de militants de gauche, même et peut-être même surtout pour les plus réformistes qui ne comprennent pas grand chose à cette poussée vers l'extrême droite.

Le Front national a voulu créer ses propres syndicats (dans les Transports Communs Lyonnais), infiltrer les syndicats existants (CFTC, FO), organiser des cercles de travailleurs retraités, et fait de la propagande à la porte des entreprises touchées par les licenciements.

Hongrie[modifier | modifier le wikicode]

Le parti Jobbik progresse rapidement. Formé en 2003, il obtient 2,2% aux élections législatives de 2006, en coalition. En 2007, il forme une milice fasciste, la Garde hongroise, qui harcèle les populations Rom. En avril 2010, lors des élections législatives hongroises, le Jobbik recueille 16,67 % des voix soit 47 sièges à l'Assemblée nationale. [3] Sous le gouvernement de droite réactionnaire de Victor Orban, le travail forcé des allocataires des minima sociaux – de fait, de la minorité Rom – se fait sous la surveillance de la milice du Jobbik.

Autriche[modifier | modifier le wikicode]

L'Autriche est le pays européen au sein duquel l'extrême-droite obtient l'audience la plus importante. Le Parti autrichien de la liberté (FPÖ) y est représenté au Parlement depuis 1956. Le FPÖ doit se contenter de scores avoisinant les 5 % jusqu'en 1986, date à laquelle il effectue une percée avec 9,7 % des voix, avant de battre un nouveau record, quatre ans plus tard, avec 16,6 % aux élections législatives de 1990. Les scores du parti ne cessent d'augmenter lors des scrutins législatifs suivants jusqu'à atteindre 27 % des suffrages exprimés en 1999.

Norvège[modifier | modifier le wikicode]

Représenté au Parlement depuis les élections législatives de 1973, le Parti du progrès (FrP) est devenu avec le scrutin de 2005 le deuxième parti du pays. Le FrP a la particularité de se classer à l'extrême-droite de l'échiquier politique aussi bien sur les thèmes traditionnellement abordés par l'extrême-droite (nationalisme, patriotisme, conservatisme social, politiques anti-immigration) qu'au niveau des politiques économiques. A la fois ultraconservateur et ultralibéral, le FrP se distingue ainsi des autres partis nationalistes européens, beaucoup plus modérés en matière économique. Avec un score de près de 23 % des suffrages exprimés aux élections législatives de 2009, le FrP s'est imposé comme le parti européen d'extrême-droite le mieux représenté dans son pays. C'est de ce parti qu'est issu Anders Behring Breivik qui s'est rendu célèbre en 2011 pour le massacre de 77 jeunes social-démocrates, responsables selon lui d'un "multiculturalisme" et d'un "marxisme culturel" qui menancent la chrétienté et l'Europe.

Grèce[modifier | modifier le wikicode]

Sous l'effet de la violente crise en Grèce, l'extrême droite progresse et se radicalise dangereusement. La crise profite d'abord au LAOS, un parti orthodoxe et réactionnaire. Celui-ci entre même au gouvernement d'union nationale le 11 novembre 2011. Mais la crise s'aggravant, le LAOS est discrédité en même temps que les deux principaux partis, il se retire le 10 février 2012 pour tenter de regagner du crédit. C'est alors un parti clairement néo-nazi, Aube dorée, qui connaît une progression fulgurante.

Législatives, % et députés  2004 2007 2009 2012
LAOS 2,2% 3,8%, 10 dép 5,63%, 15 dép 2,9%
Aube dorée 6,97%, 21 dep

Ces résutats donnent une énorme confiance aux nazis : le dirigeant du parti, Nikólaos Michaloliákos, déclare à la suite de ces élections : « L'heure de la peur a sonné pour les traîtres à la patrie. » Le parti a menacé des journalistes, investi des bureaux de vote, forme des groupes pour attaquer physiquement des immigrés ou des militants de gauche...

Belgique[modifier | modifier le wikicode]

Face à la crise de l'Etat belge, les nationalismes régionaux se renforcent, en l'absence de mouvement ouvrier capable d'imposer la lutte de classe comme thème majeur.

Les deux forces majeures sont séparées par la bannière linguistique :

  • Vlaams Belang (ancien Vlaams Blok), parti flamand xénophobe et séparatiste (11,9 % aux élections de 2007) ; 2ème force flamande depuis 2004
  • Front national, parti francophone xénophobe et belgicain, créé par Daniel Féret (1,9 % aux élections de 2007).

Finlande[modifier | modifier le wikicode]

Longtemps absente du paysage politique national, l'extrême droite finlandaise connaît depuis peu un succès limité avec l'entrée au Parlement du parti des « Vrais finnois », qui a obtenu un score de plus de 4 % des suffrages exprimés aux élections législatives de 2007. Ce parti est en outre devenu la cinquième force politique du pays en frôlant les 10 % aux élections européennes de 2009.

Lors des élections européennes de 2009, les « Vrais Finlandais » remportent 9,8 % (+ 9,3), soit 162 930 voix (+ 154 030) et un siège de député européen à Timo Soini. Aux élections législatives finlandaises de 2011, s'opposant au plan d'aide au Portugal, ils réalisent 19,1 % des suffrages, quadruplant ainsi leur score par rapport aux dernières élections de 2007, et obtiennent 39 députés. Actuellement, ce parti devient la troisième force politique du pays.

Danemark[modifier | modifier le wikicode]

Depuis 2001, le pays est gouverné par le Parti libéral et le Parti populaire conservateur avec l'appui des parlementaires du Parti populaire danois (Dansk Folkeparti en danois), formation nationaliste et populiste connue pour ses prises de positions très dures en matière d'immigration. En progression quasi-constante depuis son accession au Parlement, le DF a battu un nouveau record en 2007 en obtenant 24 sièges de députés au Folketing avec un score national de 13,2 % des voix.

Italie[modifier | modifier le wikicode]

La Ligue du Nord a longtemps demandé la scission de la Padanie (régions riches du nord de l'Italie) avec l'Italie du Sud (« pour que les italiens du Nord arrêtent de payer pour ceux du Sud ») et s'est ensuite reconvertie en un parti national faisant notamment parti de la coalition de Silvio Berlusconi. Une de ses campagnes les plus médiatisés a consisté à distribuer du savon en recommandant de l'utiliser après avoir touché un immigré.

Mais il existe aussi des groupes réduits plus radicaux. L’Alliance Nationale a créé à Rome des « comités de quartier » sur le modèles des anciens comités communistes.

Pologne[modifier | modifier le wikicode]

  • Młodzież Wszechpolska (Jeunesses polonaises) est un groupe d'extrême droite qui existe depuis 1922, dissout en 1945, et recréé en 1989. Lors de la Parade d'égalité du mouvement de libération gay du 11 juin 2005, ses membres ont jeté des pierres, des bouteilles, des pavés et des œufs contre les participants de la parade.[4]
  • Le 5 mai 2006, en désaccord avec le centre-droit, le PiS crée une coalition avec le très conservateur Roman Giertych, dirigeant de la Ligue des familles polonaises (LPR), nommé au ministère de l'éducation. Ce dernier a l'intention d'insister dans les programmes scolaires sur « les valeurs chrétiennes de la Pologne éternelle »[5]. Ce cabinet de coalition, négocié par Jarosław Kaczyński, soulève l'inquiétude d'une partie des Polonais.

Ukraine[modifier | modifier le wikicode]

Le parti social-national (SNPU) et le parti républicain conservateur peuvent être assimilés à des partis extrémistes, mais l'organisation principale est l'Autodéfense nationale ukrainienne (UNA-UNSO), parti qui soutient ouvertement Ioulia Tymochenko et qui s'est fait remarquer par l'expulsion des prêtres russes d'églises orthodoxes, l'intimidation des minorités hongroises, polonaises et roumaines de l'ouest de l'Ukraine aux élections de 2004 et la demande de réhabilitation des combattants anticommunistes qui ont participé à côté des SS à l'invasion de la Russie. Le parti national-travailliste ukrainien (UNTP) milite lui aussi pour entre autres, la réhabilitation des membres de la division SS Galicie.

Suède[modifier | modifier le wikicode]

En 1991 la Nouvelle démocratie, mouvement nationaliste, conservateur et populiste fait son entrée au Parlement avec un score de 6,7 % des voix. C'est une percée qui retombe lors des élections générales suivantes, lors desquelles la Nouvelle démocratie perd tous ses députés. Le parti sera dissout quelques années plus tard après une érosion constante.

Un parti plus radical, les Démocrates suédois, a depuis pris le relai. En progression constante, les DS ont déjà fait leur entrée dans plusieurs conseils municipaux du sud du pays, où leurs électeurs sont les plus nombreux. Avec 2,9 % aux élections générales de 2006 les Démocrates suédois ont échoué de peu à obtenir une représentation parlementaire.

La progression de l'extrême droite suédoise s'est concrétisée en septembre 2010 lors des élections générales, le parti des Démocrates suédois a obtenu le score de 5,70 % des votes exprimés ce qui lui permet d'investir 20 sièges au Riksdag.

Allemagne[modifier | modifier le wikicode]

En Allemagne, le NPD (« Parti national démocratique allemand », environ 5 000 membres, 9,2 % des voix lors des élections en Saxe en 2004) a des députés dans 4 Länder (Etats). Un consensus politique existe depuis l'après-guerre pour interdire les organisations d'extrême droite les plus violentes[6].

Portugal[modifier | modifier le wikicode]

Le Parti national rénovateur est un parti politique portugais nationaliste d'extrême droite, d'une orientation politique proche de celle du Front national en France, dont les slogans sont « Travail et Nation » et « Le Portugal aux Portugais ». Ce parti n'a jamais dépassé les 1 % de votes. Des sondages placent le dictateur Salazar comme la personnalité la plus populaire de l'histoire portugaise, avec 40% d'opinions positives.

Espagne[modifier | modifier le wikicode]

Il peut sembler que l'extrême droite est faible en Espagne. Mais c'est en grande partie dû au fait que le Parti populaire espagnol ne renie pas le franquisme et fit office de réservoir pour les courants les plus réactionnaires.

Royaume-Uni[modifier | modifier le wikicode]

Le système électoral au Royaume-Uni est très défavorable aux petits partis. Mais le British National Party a réussi à obtenir plusieurs succès locaux, notammant dans des villes ouvrières touchées par la désindustrialisation.

Notes et sources[modifier | modifier le wikicode]

http://www.fse-esf.org/spip.php?page=memoireart&id_article=499