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Les philosophes matérialistes sont des personnalités qui définissent et décrivent le monde selon une pensée matérialiste, c'est à dire une pensée définie sur l'immanence du monde réel selon la réalité et l'objectivité du monde global et non plus sur une entité fictive (spiritualiste) ou sur la spéculation de l'esprit (idéalisme).

Le matérialisme n’a ni lieu, ni a priori d’histoire. Il y a d’ailleurs rejet et occultation des philosophies matérialistes[1]; dans l’histoire des philosophies  qui est ainsi dominée essentiellement et absolument par les philosophies transcendantes donnant une hégémonie aux religions et à l’idéalisme dans l’histoire et la pensée de l’humanité globale. Ainsi, cette universalité, étendue dans le temps et dans l’espace, fait que le matérialisme n’est pas une philosophie ou un courant de pensée en tant que tel mais autre chose situé en dehors de l’histoire et de la ligne de dichotomie entre transcendance et empiriocriticisme, ou entre métaphysique et expérience physique. Les contradictions de la société pesant sur cette ligne dichotomique au cours du temps sont à l’origine du matérialisme. Les philosophies matérialistes en tirent une vision qualitative du monde réel (nature et société) basé sur lui-même et non des finalités ou des résultats prônant la complexité ou l’impossibilité de découvrir le monde global par lui-même bien que le monde et son étude soient complexes.

Antiquité

Dans l’Inde ancienne

Antiquité grecque

Antiquité latine


Moyen Âge et époque moderne (I au XVII siècle)


Les courants contre l’orthodoxie (pouvoir et idéologie chrétienne et musulmane) sont les hétérodoxes aristotéliciens du Ier au XIVe[13] (Averoes, Thomas d'Aquin), puis les naturalistes immanentistes du XVe[14] (Pomponazzi, Francesco de Vicomercato, Bernardino Telesio, Giordano Bruno, Cesare Cremonini, Giulio Cesare Vanini, Laurent Valla, Jean Louis Vivès, Pierre de La Ramée et Francis Bacon) jusqu’à l’apogée du naturalisme au XVIIe[15] avec Baruch Spinoza selon trois courants distincts : atomiste (Pierre Gassendi, Robert Boyle, Bernard Le Bouyer de Fontenelle), empiriste (Thomas Hobbes, Gabriel Naudé, Pierre Bayle, John Locke) et irréligieux (Cyrano de Bergerac). Ainsi, les sciences (Johannes Kepler, Nicolas Copernic, Galilée, Isaac Newton…) influencées par les phénomènes sociétaux sont de même origine, c’est-à-dire issues du mouvement naturaliste.

Le rapprochement de ces trois pensées — atomisme, empirisme et irréligion — de manière inaliénable a pour conséquence, au XVIII, la renaissance et le développement du matérialisme.


Au XVIII, sa renaissance


Au XIX, évolutionniste et dialectique

Matérialistes évolutionnistes

Matérialistes dialectiques


Matérialistes contemporains

Matérialistes dialectiques

Autres matérialistes

Pseudo-matérialistes : Denis Collin, Michel Onfray, ...

Notes et références

  1. Pierre F. Daled, Le matérialisme occulté et la genèse du « sensualisme ». Écrire l’histoire de la philosophie en France, Paris, J. Vrin, coll. « Pour demain », 2005, 319 p
  2. Marc Ballanfat, Les matérialistes dans l’Inde ancienne, traduction, notes et commentaires, préface de Pierre-Svlvain Filliozat, Paris, L’Harmattan, 1997, 156 pages
  3. Jean Dubessy, Guillaume Lecointre et Marc Silberstein, Les Matérialistes (et leurs détracteurs), Syllepse, 2004., p725
  4. Dubessy, Lecointre, Silberstein, 2004, p.724
  5. Dubessy, Lecointre, Silberstein, 2004, p.724
  6. Heinrich Zimmer, Les philosophies de l’Inde, Payot, 1996
  7. Heinrich Zimmer, Les philosophies de l’Inde, Payot, 1996
  8. Dubessy, Lecointre, Silberstein, 2004, p.724
  9. Ballanfat, 1997, p11
  10. Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, Syllepse, coll. « Matériologiques », 650p, 2007, p49-70
  11. Charbonnat, 2007, p71-95
  12. Charbonnat, 2007p95-141
  13. Charbonnat, 2007, chap.4: « Fossiles matérialistes exhumés par l’hétérodoxie (Ier-XIVe) », p.141-165
  14. Charbonnat, 2007, chap.5 : « Naturalismes immanentistes (XVe-XVIe) », p.|165-211
  15. Charbonnat,2007, chap.6 : « L’apogée du naturalisme (XVIIe) », p.211-252