De Wikirouge

La ressource en eau est gérée de façon catastrophique dans la société capitaliste. Le risque de pénurie pèse à la fois sur l’économie et sur l’eau disponible pour l’alimentation en eau potable.

Disponibilité

Sur le total de l’eau disponible sur terre, l’immense majorité est constituée de l’eau salée des océans. Seul 2,6 % de ce total est de l’eau douce (rivières, lacs principalement). La répartition géographique de cette ressource est très inégale. La région du Sahara est particulièrement vulnérable, mais le manque d’eau peut parfois se faire sentir également en Europe, ou en Chine.

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Consommation

A l’échelle mondiale, l’agriculture consomme 70% de la ressource en eau, l’industrie 22%, et l’usage domestique 8%.

Agriculture

La part de l’agriculture est très élevée dans les pays cantonnés par l’impérialisme à l’agriculture d’exportation (autour de 90% dans beaucoup de pays d’Afrique et d’Asie). Cette part a néanmoins tendu à augmenter dans certains pays industrialisés (45% dans les pays de l’OCDE) du fait d’une agriculture de plus en plus intensive. Celle-ci fait appel à davantage d’eau pour l’irrigation, notamment parce qu’elle appauvrit les sols. Dans certaines régions des États-Unis, l’irrigation agricole est supérieure au taux de recharge des nappes souterraines. [1]

Industrie

Dans les pays industrialisés, la part de l’industrie peut être prépondérante (45% aux Etats-Unis, 62% en Russie, 80% en Allemagne…). Il faut toutefois noter que dans certains cas, comme lorsqu’elle est utilisée pour le refroidissement de centrales (nucléaires, thermiques…) l’eau n’est a priori ni « consommée » ni polluée. Cela ne signifie pas qu’il n’y a aucune incidence sur les écosystèmes (échauffement des rivières…). Ainsi, pour la France, on peut distinguer dans les 67% d’eau consommée par l’industrie[2], l’eau consommée (12%) et l’eau relâchée (55%).

Eau potable

L’eau potable représente une part assez limitée du total (19 % en France en 2002). Il faut garder à l’esprit que ce secteur de l’eau potable ne doit pas être réduit à des choix individuels, comme l’idéologie dominante le prétend. Plusieurs sources de gaspillages, qui sont en réalité prépondérantes par rapport aux besoins personnels (boisson, cuisine, l’hygiène…) sont incluses dans les statistiques de l’eau potable :

  • le tiers de l'eau distribuée est perdue dans les canalisations, vétustes par sous-entretien de l’Etat (la localisation de nombreuses canalisations anciennes a été tout bonnement perdue)
  • les canons à neige (l'équivalent de la consommation d’une ville de 170 000 habitants chaque année)
  • l’arrosage de grandes pelouses (terrains de golf…)

Mesures socialistes

Les premières mesures que pourraient mettre en œuvre un gouvernement des travailleurs au regard de ces problèmes sont :

  • sortie de l’agriculture intensive, recherche accrue dans la microbiologie, la botanique et la zoologie pour mieux comprendre les écosystèmes et leurs équilibres
  • intégration de toutes les entreprises de distribution de l’eau dans un même organisme aux compétences mutualisées, géré aux échelles locales et « nationales » (sans hésiter à coopérer à travers les frontières actuelles)
  • recensement de toutes les canalisations, travaux de remise en état partout où nécessaire
  • décisions collectives sur la suppression ou reconversion avec alternatives à propos des installations générant une consommation élevée (grandes pelouses, canons à eau…)
  • généralisation de systèmes de plomberie économes (robinets mitigeurs, chasses économes…)

Notes et sources

  1. [1]
  2. [ http://www.ifen.fr/publications/DE/PDF/de104.pdf Les prélèvements d'eau en France et en Europe], juillet 2005