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L'Eglise désigne communément l'ordre religieux catholique établi en 312 par l'empereur Constantin ; et qui persiste encore aujourd'hui. Son siège, appelé "Saint-Siège", se trouve au Vatican, en Italie.

Fondation

L'Eglise n'a pas été fondée par Jésus-Christ, mais par l'empereur Constantin. En effet, les sectes chrétiennes étaient à l'époque en plein essor et, déjà, s'opposaient frontalement aux autres confessions (notamment aux Juifs). Très tôt, l'Eglise s'est bureaucratisée et s'est fondue en tant qu'organisme étatique à part entière dans l'Empire romain, puis par la suite dans les futurs royaumes "barbares".

Organisation du clergé

Si l'Eglise désigne la structure bureaucratique qui s'est hissée à la tête de la religion catholique, son appareil est appelé clergé.

Article détaillé : Clergé.

2 000 ans de crimes

Voici une liste non-exhaustive des crimes, de la répression et de la terreur mené par l'ordre pontifical et leurs fidèles tout au long de son histoire.

  • 412 : incendie des synagogues d'Alexandrie, sous l'ordre de Cyrille (qui a été béatifié).
  • 415 : Hypatia, dernière grande mathématicienne d'Alexandrie, est tuée par une foule de chrétiens en délire.
  • 804 : Charlemagne convertit de force les populations saxonnes sous la bénédiction de l'Eglise.
  • 1099 : Jérusalem est "libérée" lorsque les troupes croisées entrent dans la ville. Le gouverneur musulman se rend contre la promesse que la population civile sera épargnée. Bien sûr, l'ensemble de la population (qui comprend essentiellement des juifs et des musulmans) est passée par les armes dans les heures qui suivent, mais les croisés ont soin de violer femmes et enfants avant de les égorger ou de leur ouvrir le ventre. On estime à 70000 le nombre de civils massacrés.
  • 1090 - 1193 : mise en place de la Vernichtung (extermination des "Païens de l'autre côté de l'Elbe").
  • 1182 : pogroms à Constantinople.
  • 1204 : la IVème croisade fait un détour par Constantinople, à l'époque la plus grande ville de la Chrétienté. Mais les chrétiens savent se faire entre eux ce qu'ils font à d'autres : pendant trois jours, Constantinople est mise à sac dans une orgie de violences innommables.
  • 1208 - 1244 : croisade contre les Albigeois. La répression fera des milliers de victimes.
  • 1224 : légalisation de l'exécution des hérétiques.
  • 1231 : fondation de l'Inquisition. Cette organisation, l'une des premières organisations supranationales officielles de l'Histoire, a pour but de traquer et de faire condamner les hérétiques, réels ou présumés. L'Eglise ne reniera jamais l'inquisition, et garantira la continuité historique de l'institution jusqu'à nos jours, en se limitant à en modifier le nom : il faudra attendre Pie X, en 1906, pour que le "Saint office de l'inquisition" soit renommé "Saint Office", et 1965 pour que le dit office soit rebaptisé "Congrégation pour la doctrine de la foi". Enfin, en 1997, le pape ouvre les archives du Saint Office, et des historiens triés sur le volet sont autorisés à y mener des recherches. Les estimations du nombre total de victimes de l'inquisition sont fortement revues à la hausse, le consensus tourne aujourd'hui autour du million de personnes exécutées, auxquelles il faut ajouter d'innombrables personnes torturées et dont les biens ont étés saisis.
  • 1234 : avec une avance de 500 ans sur les Nazis, invention de l'étoile jaune, que les Juifs doivent obligatoirement porter.
  • 1251 : le pape Innocent IV (!) légalise la torture.
  • 1310 : autodafé de Toulouse.
  • 1347 - 1354 : l'Eglise désigne les Juifs comme responsables de l'épidémie de peste noire qui se répand sur le territoire européen.
  • 1486 (ou 1487) : publication d'un manuel de la chasse aux sorcières.
  • 1553 : exécution de Michel Servet.
  • 1568 : le pape le Saint pape Pie V signe le premier ordre de génocide des Temps Modernes. Depuis quelques années, les habitants des Pays-Bas ont adhéré en majorité aux doctrines de Luther. Plus grave encore pour Saint Pie V, il semble que des actes d'iconoclastie se soient produits. Le Saint pape donne donc l'ordre à Philippe II, Roi d'Espagne et des Pays-Bas, de procéder à l'extermination de l'ensemble de la population, soit environ trois millions d'habitants, sauf quelques personnes qu'ils nomment expressément dans son ordre. Le pieux Philippe II demande 10 jours plus tard au Duc D'Albe d'exécuter la sentence. Cet habile général est, depuis l'été 1567, au Pays-Bas, avec une petite armée de 10000 fantassins, 1200 cavaliers et pas moins de 2000 courtisanes. Il se met vite à la tâche, malgré ses moyens limités. Dans une lettre à Philippe II il affirme avoir déjà éliminé "800 têtes" au cours de la seule Semaine Sainte de l'an 1568. Rapidement, la population se révolte en arme contre la petite armée chargée de l'exterminer.
  • XVIIIème siècle : conversion forcée des Indiens Pueblo.
  • 1600 : Giordano Bruno, brillant penseur des Temps Modernes, est brûlé vif à Rome, condamné pour hérésie.
  • 1609 : expulsion des Maures d'Espagne.
  • 1619 : le philosophe italien Lucilio Vanini est brûlé vif par l'inquisition. Ses fautes : il a donné des explications "naturelles" à des miracles, et émis l'hypothèse que l'homme pourrait descendre des grands singes, et, encore plus grave, il aurait nié l'immortalité de l'âme.
  • 1633 : procès de Galilée.
  • 1766 : en plein siècle des Lumières, un jeune homme de 19 ans, le Chevalier de la Barre passe "à vingt pas d'une procession sans ôter son chapeau". Il est arrêté, soumis à la torture. Enfin, il est décapité, après qu'on lui ait coupé la langue. Son corps est alors placé sur un bûcher et brûlé ensemble avec un exemplaire du "Dictionnaire Philosophique" de Voltaire devant une foule enthousiaste.
  • 1789 : le haut-clergé joue un rôle actif dans la préservation de la monarchie et des privilèges. En réaction, les sans-culottes extermineront beaucoup de prêtres sous le règne de Robespierre.
  • 1832 : le pape Grégoire XVI publie une encyclique, Mirari Vos, dans lequel il condamne la liberté de conscience. Le pontife condamne également nommément la liberté de la presse, la liberté d'association, la liberté d'enseignement, la souveraineté du peuple et le suffrage universel. Dans la lutte entre progrès et réaction, entre liberté et obscurantisme, l'église catholique choisit ainsi clairement son camp.
  • 1918 - 1945 : l'Eglise prend parti pour les dictatures fascistes.
  • 1948 : le pape déclare que toute personne qui voterait communiste ou qui aiderait ce parti politique, de quelque manière que ce soit, sera automatiquement excommuniée. La mesure divise des familles, provoque des exclusions socialement intolérables pour beaucoup, et contraint à la clandestinité nombre de communistes de zones rurales.
  • Années 1980 : après une période d'apparente libéralisation, le pape Jean-Paul II arrive à la tête de la plus grande secte du monde et renoue avec les traditions les plus terribles de l'église. Sa condamnation du préservatif comme moyen d'endiguer la lutte contre le Sida provoque un nombre de morts difficile à estimer. Il pratique une politique active de sabotage des mesures de contrôle des naissances dans le tiers monde: les conséquences de cette action sont difficiles à chiffrer, mais se mesurent en termes de famine, misère, manque de soins médicaux au niveau des continents les plus pauvres (Amérique du Sud, Afrique).
  • Affaires de pédophilie dans les années 2000, volontairement dissimulées par l'Eglise.

Notes et références

Bibliographie de référence